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ROULER ENSEMBLE

NOUVELLES DU JOUR

Le 19/10/2010 :
Bilan : Le premier bilan à chaud est tout d'abord un bilan chiffré : 5125 km parcourus, 40200 m de dénivelé positif, 16 régions et 43 départements traversés, le tout en 7 semaines dont 1 jour de repos !!! Les paysages grandioses et variés, les particularités régionales expliquent pourquoi notre beau pays est la première destination touristique mondiale. En ce qui concerne le bilan humain, cette aventure m'a enrichi au travers des rencontres sincères, authentiques et spontanées, dénuées de tout profit ou intérêt. Elle m'a aussi permis d'avoir en "grandeur réelle", un instantané sur la générosité et la fraternité. Quant au bilan comptable (le nerf de la guerre...), il semble satisfaisant si l'on part de zéro euro, mais insuffisant si l'on se base sur le nombre élevé de personnes rencontrés. J'ai rempli ma "mission", mon engagement a été tenu, la balle est maintenant dans le camp des généreux donateurs... La clôture définitive étant prévue pour le 15/11/2010, il y a encore de la place pour donner ! A bon entendeur, salut...
Et encore un grand merci à toutes les personnes qui m'ont accueilli et soutenu tout au long de ce voyage, et permis de conserver des forces physiques et... morales. Cette réussite est aussi la vôtre !!!
 
"La solidarité n'est pas obligatoire, elle est juste indispensable"
15/10 : Le retour !!! Après une soirée, où j'ai pu faire un retour sur moi-même et sur mon épopée, je me réveille dans le brouillard et le frois (5°). Dommage pour le panorama. C'est ma dernière journée, aussi je prends le temps de savourer et mon esprit n'a de cesse de wagabonder au milieu de mes souvenirs. Après Mzeshers/Gironde, je suis en terrain connu, alors l'impatience de l'arrivée se fait sentir et le compte à rebours se met en place. Je suis tellement heureux de retrouver les miens !!! Ultime rencontre avec un cycliste, à qui je donne la dernière promesse de don. J'en profite pour cueillir une belle rose trémière, afin de l'offrir à mon épouse. Tous mes sens sont en exergue afin d'immortaliser ces derniers kilomètres. Jonction ensuite avec le CIRFA de la Rochelle, et sentant l'odeur de la maison, j'augmente la cadence... Enfin, accueil final et retrouvaille...
14/10 : Après une bonne soirée passée en compagnie de ces derniers, et une nuit confortable au mess de Bordeaux, je suis accompagné par une équipe du GRS/RTSO pour les 30 premiers kilomètres. Arrivé à St André de Cubzac, on se retrouve au milieu des manifestations contre la réforme des retraites. Reprise de l'itinéraire en solo. Passage par la citadelle de Blaye, où je rencontre Thierry (marathonien et kayakiste) ; je décide de prendre un peu de temps pour faire connaissance, et l'accompagne dans sa pause déjeuner, avec vue sur l'estuaire de la Gironde. La suite de l'étape, à ma grande surprise, est très vallonnée, avec en sus le vent froid du Nord... de face ! Avant d'être pris par la nuit, je décide de bivouaquer (mon dernier...) au milieu des vignes.
13/10 : L'étape des rencontres. Le matin, le CDC me convie aux couleurs afin que je puisse m'adresser à l'ensemble du personnel. Je retarde ensuite un peu mon départ afin de visiter le chenil (la formation des maîtres-chiens se déroule au 17GA). Le capitaine m'accompagne pour les premiers kilomètres, tout en essayant mon destrier ; nous avons un bel échange humain et il me communique l'amour qu'il éprouve pour sa terre (la Corse). Je file ensuite gravir la dune du Pyla (sans mon vélo...). Grandiose !!! Mais j'ai pris du retard (26 km parcourus à midi !) car beaucoup de gens viennent vers moi pour échanger. Je rencontre même une libanaise... Donc, après j'enclenche le turbo en vue de la jonction à opérer avec le LCL SIMEON et le MAJ GODEFFROY, qui viennent à ma rencontre en vélo. Le paysage de cette étape est composé de forêts immenses de pins et du bleu de l'océan.
12/10 : Merci à Patrice et Nathalie, sans oublier Julien, pour cette soirée de partage sincère. Une pensée aussi pour Gaêtan, qui m'a décrit le pays basque avec enthousiasme, et l'équipe du CIRFA de Bayonne qui respire la sérénité. Le matin, premiers km en compagnie d'une équipe du 1°RPIMA et de Patrice, qui malgré un dos douloureux a tenu à faire quelques kilomètres à mes côtés. Bravo ! Et première chute du tour : violente et soudaine, mais qui se solde par plus de peur que de mal. Je suis passé près de la "catastrophe" ; à trois jours de l'arrivée, ça aurait été vraiment dommage... Ils m'abandonnent (snif) à Vieux Boucau les Bains, où l'on s'aperçoit que le vélo a bien souffert : trois rayons sont cassés et la roue plus que voilée ! Je repars donc en solitaire en direction de Biscarosse, où je suis attendu par le 17°GA. Je suis reçu par le CDC, mon vélo est pris en charge par le CNE PINELLI, qui en profite aussi pour me faire visiter le Centre d'Essai des Landes. La base se trouve dans un cadre enchanteur : pins et sables...
Le 11/10/2010 :
11/10 : Après une nuit de "château", je prends un petit déjeuner convivial en compagnie des personnels du 5°RHC, de la BSDD et du 35°RAP, et profitent de ce moment pour me remettre des promesses de dons. Ils m'accompagnent aussi durant 80 km, en ayant la délicatesse de réfréner leur envie de "s'échapper".
Cela m'a permis d'échanger avec eux, tout en pédalant. C'était si agréable que je n"ai pas vu passer les kilomètres ! Le repas champêtre est gargantuesque et l'ADC VIRE et l'ADJ PICARD se joignent à nous. Ensuite, ce dernier effectue les 35 derniers kilomètres, tout en me parlant avec enthousiasme du paysage qui s'expose à notre regard. Enfin, soirée "en famille" chez les "CHTI VIRE".
10/10 : Dans la nuit, ma main humide me réveille, et je réalise soudain que la tente prend l'eau. Le duvet est mouillé en partie, le linge est imbibé d"eau. Je passe le restant de la nuit à écoper, et à chercher la cause... et la solution. J'en trouve une, provisoire, me permettant de limiter les dégâts en utilisant le linge déjà humide comme serpillère...
Le sommeil s'est donc résumé à trois petites heures, alors que l'étape du jour ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices. En effet, la météo vient d"annoncer une alerte orange, et les pluies diluviennes confirment leur prévision !!! En plus, le dénivelé est important dès les premiers kilomètres, et mon timing prend un retard irrécupérable. A midi, je n"ai parcouru que 30 km ! aussi, je décide de redescendre vers Tarbes, où je pense avoir moins de relief, et je trouve refuge à Mac Do... où je me restaure au chaud. Puis, de mauvais gré, je repars vers Pau et vais à la rencontre de l'ADJ BRAQUE et du BCH MATTA qui ont eu la bravoure de braver les éléments naturels afin de m'acceuillir. Le soir, soirée agréable au restaurant, avec le CNE BRAU. Merci à eux.
09/10 : Après avoir passé une bonne soirée en compagnie de l'ADJ PIERSON et du BCH GAYCHET, accompagnés de leurs charmantes épouses, j'ai passé une nuit confortable au CIRFA. La veille, en arrivant à Foix, tout en roulant dans les bouchons, une famille en voiture m'a proposé spontanément de m'héberger. Etant attendu, j'ai dû malheureusement décliner l'invitation. La générosité spontanée existe donc encore !Aujourd'hui, l'étape s'annonce longue, sans que je connaisse avec exactitude le dénivelé. Je débute d'entrée par l'ascension du col de Bouich (600 m). Première pause au village médiéval de Castelnau Durban, et rencontre avec un monsieur qui, lui aussi, commence à partir à l'aventure avec son vélo (cet été, il a longé durant trois jours le canal du midi). Remise de promesse de don. Puis, passage par St Girons et déjeuner à St Lizier. L'après-midi, visite du château de la célèbre Marquise de Montespan, maîtresse du roi soleil, qui lui a donné 8 enfants! Le temps est variable, mais très lourd, donc changement de combinaison en cours de journée. Enfin, pose du bivouac en sous-bois, près de la Garonne.
Le 09/10/2010 :
08/10 : Je reprends donc le chemin des cols, l'esprit libre et les jambes légères. Après Font-Romeu, j'entame l'ascension du col de Porte Puymaurens qui culmine à 1915m. Ce sera le point culminant de mon tour de France, suite à l'impossibilité de gravir les cols alpins d'une altitude supérieure à 2000m, pour cause d'enneigement. La veille, j'ai indirectement effectué une reconnaissance, puisque c'est ce col qu'il faut emprunter pour accéder à la principauté d'Andorre. Ma forme est étincelante, si bien que j'en arrive à trouver cette ascension facile et courte (16 km tout de même...). Je préfère ce genre d'étape, plutôt que faire 120 km , vent de face sur du plat. Au sommet, vue magnifique sur 360°, avec les sommets Andorrans, et les Pyrénées ariègeoises. Pause déjeuner en haut du col, afin de savourer le panorama. Puis j'entreprends une très longue descente en direction d'Ax-les-Thermes, avec des paysages variés et plaisants. Enfin, arrivée au CIRFA de Foix, non loin du fameux château surplombant la ville.
07/10 : Ma seule et unique journée de repos du périple ! Je compte bien en profiter en compagnie de J.F. Au menu : le matin, un délicieux massage réparateur. L'après midi, découverte de l'Andorre et de ses avantages commerciaux. Et encore félicitation pour l'ascension de la veille ; sans entrainement, il fallait oser la tenter. Bravo champion !!! J'en profite aussi pour remercier vivement Monique et Alain pour leur accueil très chaleureux, mélange harmonieux de simplicité et de sincérité. Et une grose bise à l'intendante, pour m'avoir permis de repartir "remplumé" (j'ai perdu 4 kg), et sentant bon la lavande...
Le 07/10/2010 :
06/10 : Après avoir passé une très bonne soirée en compagnie de sa jeune et dynamique mamy, nous reprenons la route, en transitant par le CIRFA de Perpignan afin de récupérer les dons récoltés par l'ADC HAMEG. Il nous a ensuite accompagné en vélo jusqu'à Ille sur Têt. Déjeuner à Prades sous une température de...28°! Puis on attaque l'ascension du col de la Souffrance (eh oui, c'est son nom...) : 45km pour 1700m de dénivelé positif ! un col que je connais pour l'avoir souvent gravi en... voiture. Le temps est magnifique, le paysage grandiose. Quel pied !!! on se relaie tous les 300m positifs, passant de 40kg à 8kg. Pas de comparaison... entre vélo de route et de rando, ce n'est pas le même métier...
05/10 : La journée des contre-temps. Après une nuit bien arrosée (en eau de pluie), je commence à démonter le bivouac, lorsque je m'aperçois  que les clés du cadenas servant à attacher le vélo ont disparu. Je retourne donc tout le campement, vide tous les sacs, fouille dans le sable...
Rien ! En désespoir de cause, j'appelle JF, mon fils spirituel pour qu'il vienne avec une pince. Il m'a prévenu, bien avant le début de cette aventure qu'il m'assisterait queque soit la distance et le lieu. Tombé sur sa messagerie, j'en profite pour revérifier l'ensemble du paquetage. Et là, miracle ! je retrouve cette maudite clef coincée sous la protection pluie du sac à dos.Sauvé !!! et soulagé car ça lui évitera de faire 150km. Mais, j'ai pris deux heures de retard... la pluie a cessé et le temps vire au beau. J'utilise de très belles pistes cyclables qui longent le littoral au plus près. Les plages de Sète et Agde sont superbes. Pause déjeuner sur le sable et baignade dans une eau fraîche mais claire. A contrario, l'utilisation des pistes rajoute de la distance et des délais, et occasionne des erreurs d'orientation. De nombreux chantiers, provoquent des détours. Refusant l'un d'entre eux, je m'engage et me retrouve à pousser le vélo dans le sable. Je me suis cru un instant sur le Paris-Dakkar, car des automobilistes ayant eux aussi bravé l'interdiction, se sont trouvés ensablés ! Surréaliste... Compte tenu de ces aléas, j'ai dû pédaler jusqu'à la tombée de la nuit, où JF m'a fait la surprise de me récupérer pour m'héberger.
04/10 : Cette étape fût l'exacte contraire de la précedente. Temps chaotique puisqu'une alerte orange a été déclenchée sur l'Hérault (lieu de ma destination). Vent de face durant la quasi totalité du trajet. J'ai joué à cache-cache avec les orages et la pluie en fonction des indications de mon routeur personnel (merci Séb), afin d'éviter le gros de la dépression. Dans ce cas précis, le paysage n'a pas d'importance et on n'a qu'une ambition : rouler en étant vigilant. J'ai traversé trois département : Bouches du Rhône, le Gard et l'Hérault où je pose mon bivouac sur la plage près de Palavas. J'y rencontre trois naîades venues se baigner dans une mer formée. En discutant, on se rend compte que je suis passé dans la ville dont elles sont originaires (Maiche). Que le monde est petit... Et bien entendu, distribution de...
03/10 : Malgré un vent fort, la nuit a été bonne. La veille, j'ai pris la bonne décision car d'une part la vue est dégagée et les photos n'en seront que plus belles, et d'autre part la longue traversée de la cité phocéenne est facilitée. Nouvelle ascension sur l'autre versant qui me permet un point de vue complémentaire.La possibilité de pouvoir rendre visite à un de mes frères m'a fait modifier mon tracé : je remonte vers Salon de Provence, en passant par Marignane, l'étang de Berre, et Orbon (petit village avec son château et son église perchée sur son éperon rocheux. Le temps est magnifique, et cerise sur le gâteau, le vent fort est ...dans mon dos. Je suis "porté" et les 115km me semblent faciles ; ça change...
02/10 : Après une courte nuit comme chaque fois que je suis hébergé (je rentre les news sur mon blog), Didier, sportif de haut niveau et personnage humble et modeste (je ne vais pas énumérer son palmares, sinon il va rougir) décide de m'accompagner une partie du chemin. Encore merci à toi et ta petite famille : vous faites partie des rencontres marquantes de mon périple. Les jambes sont légères et les poches chargées des dons du CIRFA. Longeant le littoral, je passe par Hyères, Toulon, Sanary et Bandol. Moment très agréable car le temps est au grand bleu et les pistes sont variées et atypiques. Pause déjeuner dans une crique à la baie des Anges, avec vue sur La Ciotat. Puis ascension, qui permet d'avoir une belle vue sur Cassis et la Cap Canaille. Enfin arrivée en soirée au col de Gineste (317m), point culminant de la journée, qui domine la ville de Marseille. Le point de vue est imprenable , mais malheureusement le temps s'est gaté... Devant l'horaire tardif, je décide de bivouaquer au col et de traverser Marseille le dimanche matin au réveil.
01/10 : Ayant un peu d'avance sur mon timing, je profite de l'hospitalité proposé par l'ADC BOTTAGISI du CIRFA de Toulon, et décide en conséquence de raccourcir cette étape. J'ai donc levé le pied, ce qui m'a permis d'avoir plus de temps pour échanger avec les gens rencontrés.
Après 2 jours où j'ai dû poser en urgence le bivouac, ce moment de relâche fait du bien au moral. J'ai utilisé beaucoup de pistes cyclables indépendantes de la route, me procurant une sensation de sécurité et me permettant d'admirer le panorama, sans me soucier de la circulation. J'en ai profité pour faire une pause déjeuner plus longue au fort de Brégançon (lieu de résidence de notre président), avec vue sur les iles de Porquerolles et Port-Cros. J'ai pu faire connaissance de personnes sensibles à la cause et distribuer des promesses de don...
A l'issue, accueil simple et chaleureux de Didier, Caroline et la petite merveille Margaux, ce qui m'a permis de passer une soirée délicieuse.
Le 02/10/2010 : (c'est reparti depuis le 25 Septembre)
30/09 : L’étape du contraste ! la veille, j'ai pris la bonne décision de ne pas m’entêter à rejoindre Grasse. Il restait un col à franchir. Faut préciser que je navigue en aveugle sur cette partie du tour, ne possédant pas de carte de cette zone, depuis mon changement d'orientation. Et enfin, après une longue et grisante descente : la mer enfin!!!
Et là, choc thermique dans les deux sens du terme. Je passe en 1h du monde montagnard calme et reposant, au monde urbain bruyant. La rusticité et la simplicité font place à l'opulence et au luxe. Mandelieu, Sainte-Maxime et surtout Saint-Tropez... Pris une fois encore par le temps, je pose en urgence le bivouac à 3km de la cité tropézienne. Avantage, visite nocturne de la ville avec un rassemblement de voiliers d'exception qui sont présents durant quelques jours. A voir....
29/09 : Je quitte Digne (600m) dans la froidure (0°). Je rencontre un ancien qui m'apprend qu'il n'a pas fait froid comme cela à cette période depuis... un siècle (1912)! Et ça tombe sur moi... Je passe encore trois cols dans la journée, tous aux environs de 1200m. Le paysage est magnifique, sous un soleil éclatant. La perle du jour est Castelanne avec son pog surplombant le village, sur lequel est perchée une chapelle, et qui se trouve encadré par les montagnes. Etape où j'ai savouré chaque coup de pédale, même dans les montées. Mais qui dit montées dit temps et moyenne en chute. Aussi, je me trouve encore à 25km de Grasse lorsque je suis rattrapé par la nuit. Le temps de se nourrir et de monter le camp, et l’obscurité est là. je passerai une dernière nuit dans les Alpes à 1050m...
28/09 : La nuit a été glaciale. De la glace s'est formée dans la tente avec la condensation! Mon météo personnel avait prévu des températures négatives (bien vu Sèb). Au menu du jour : 2 départements et trois cols. L'étape débute par une descente (ça change...), ; j'ai les mains gelées malgré les gants. Passage par Tallard, la Mecque du parachutisme. Puis, ascension régulière vers le lac de Serre-Ponçon, et passage par une route réglementée, le long de gorges étroites et profondes. Je m'autorise même mon premier bain de soleil du périple, qui me permet de faire sécher mon linge. Je sens la chaleur du Sud se rapprocher et l'accent devenir "chantant". Très belle étape, ce n'est pas les vacances mais ça commence a y ressembler. Demain, la mer...
27/09 : Après avoir posé la tente à Vizille, ville ayant initiée la révolution française, j'entame l'étape par une ascension qui restera gravée dans ma mémoire comme l'une des plus dures. 8km avec des passages réguliers à 12%, et un maxi à 15% ! Terrible, surtout au saut du lit... tout ceci pour nous amener à Laffrey, commune qui est entrée dans l'histoire pour la rencontre de Napoléon rentrant d'exil, avec les troupes du roi LOUIS XVIII. Mon record récent de dénivelé positif a été battu une nouvelle fois : près de 2000m !!!(1971 exactement) ; soit l'équivalent de ce que j'aurais dû monter lors de l'ascension de l'Izoard et du col de Vars. L'étape a été longue et je dois poser le bivouac en urgence aux alentours de Gap.
26/09 : L'étape cul de sac ! Je suis un peu inquiet car la pluie est tombée toute la nuit à 715m, alors en haut du Galibier (2642m), c'est obligatoirement de la neige...
Néanmoins, le panneau en bas du col me l'annonçant "ouvert", j'entame dans le froid et le brouillard, l'ascension du col du télégraphe (1566m). La pente est sévère dès les premiers lacets (8%). Après deux heures d'efforts, le sommet est atteint. Je suis rassuré sur ma capacité à vaincre ces obstacles majeurs. Je m'apprêtais à entreprendre l'ascension "du monument", lorsqu'un ancien me fait signe avec insistance et m'apprend la nouvelle que je redoutais : le col est fermé !!! c'est une véritable catastrophe car c'est le passage pour passer de la Maurienne au Briançonnais. Il n'existe pas d'autre solution que de rebrousser chemin durant 70km, en remontant la vallée de la Maurienne !!! Mon timing est fortement mis à mal. Par la force des choses, je perds une journée... Heureusement, mon oncle "Claudeman" me récupère dans une petite commune dans les environs de Chambéry, et m'avance d'une quarantaine de km juste sous Grenoble. En effet, tout mon tracé doit être modifié car la neige se trouve à 1800m et les cols à venir sont tous au dessus des 2000m. Adieu la Grande route des Alpes, vive la route Napoléon...
25/09 : Après deux semaines d'interruption, me voilà reparti sur mon cheval de fer. Et qui s'invite pour me souhaiter la bienvenue : mon amie la pluie ! A croire que je suis maudit sur le plan météo. Quant à cet arrêt, il m'a permis de me reposer, mais à contrario a cassé mon rythme. Mon corps doit se réhabituer à ,l'effort intense et prolongé. La première journée s'est bien déroulée ; physiquement, ça m'a paru facile. Il faut dire que j'ai préservé au maximum la dépense énergétique, car demain se profilent à l'horizon les cols mythiques du Télégraphe et du Galibier. En ce qui me concerne, c'est une grande inconnue : je ne suis jamais passé aussi haut, à fortiori lesté de 45 KG...
Le 13/09/2010 :
12/09 : Ce matin, à ma grande surprise, pas de contracture musculaire. Je suis apte à repartir dans la foulée...
Mon corps me surprend agréablement jour après jour, en encaissant sans broncher (hormis ce genou farceur) ce que je lui inflige. C'est aussi une sensation étrange de rester sur place, moi qui suis en déplacement constant depuis trente jours consécutifs...
Maintenant, au programme : récupération, massages, reconditionnement du bonhomme et du matériel, afin d'attaquer la reprise en pleine forme !
A ce jour, j'ai parcouru près de 3000 km, traversé 12 régions et 24 départements...
A bientôt pour la suite de l'aventure...
11/09 : La réputation de froidure de Mouthe n'est pas usurpée : je me suis réveillé sous une température proche de zéro (1° !!!). L'étape de ce jour a été la plus longue et la plus physique de tous mes raids : 130 km et... 1812m de dénivelé positif ! Passage le plus élevé (1276m), à proximité du col de la Faucille, après être passé par la station des Rousses, connu des coureurs du Tour de France. Cela représente plus que l'ascension de l'Aubisque. C'est une bonne mise en bouche pour les Alpes qui se dessinent à l'horizon. J'ai traversé dans la journée quatre départements : le Doubs, le Jura, l'Ain et la Haute-Savoie. Le paysage est magnifique, et j'ai vu le fameux "Mont Blanc" lors de la descente vers Annecy. J'ai pédalé sans interruption de 8h à 19h, avec une petite pause déjeuner de 45mn. Mais le fait de sentir la maison (arrivée chez mon oncle Claude et son adorable épouse Marie-Madeleine) m'a donné ce supplément de force, nécessaire à ce dépassement physique...
10/09 : Certainement la plus belle étape de mon périple. Des forêts immenses de sapins, un paysage à couper le souffle ! Le département du Doubs est fidèle à sa réputation de "petit Canada". La souffrance subie lors des ascensions longues et pentues passe au second plan, tellement le regard est captivé par cette immensité verdoyante et sauvage. La circulation automobile reste confidentielle. Ayant de bonnes jambes, je décide de prolonger jusqu'au village de Mouthe, réputé être le coin le plus froid de France. C'est le village natal de Fabrice Guy, champion olympique de combiné nordique en 1992. Je suis au point le plus haut de la journée (950m), et installe mon bivouac à la source du Doubs, rivière qui fait office de frontière naturelle.

09/09 : Merci encore à l'ADC GRUNENWALD pour sa gentillesse et son accueil. Me revoilà reparti pour ce qui va s'averer être l'étape la plus cahotique. Rien ne se déroule comme prévu. Tout y passe : erreur d'orientation par manque de panneaux de signalisation, qui me vaut de me retrouver en Suisse ou au fin fond d'une forêt (après avoir avalé un dénivellé positif assez important) ; donc tour et...détour. C'est dans ces moments précis que la pluie fait son apparition ! Mais, une fois équipé, elle cesse... et automatiquement je surchauffe sous l'équipement. Habillage, déshabillage... c'est ainsi durant toute la journée. Et pour couronner l'ensemble, un déluge s'abat en fin d'étape lors de la descente d'un col très pentu en direction de St Hippolyte. Debout sur les freins, je suis très concentré sur les rigoles qui traversent la route. Danger ! J'ai froid, je suis trempé, alors je décide de bivouaquer dans un ... camping. Après une bonne douche bouillante, cette journée galère est déjà oubliée.

Le 08/09/2010 :
08/09 : Je quitte Strasbourg ... sous la pluie, mais le coeur léger. Car, en plus de m'avoir réservé un  accueil très amical, le CIRFA, avec à sa tête le CDT NICOLAS, m'a remis des promesses de dons pour un montant de plus de 300€ ! Je tenais à mettre en exergue cette mobilisation et à les remercier une fois encore...
Merci aussi à Cédric, pour la soirée de partage et ses bons tuyaux pour sortir sans problème de la ville.Sur ses conseils, j'ai emprunté le canal qui pouvait m'emmener jusqu'à Bâle en Suisse ! Certains tronçons étaient plus adaptés au VTT, mais dans l'ensemble j'ai apprécié. Sous le soleil, ça peut faire office de promenade buccolique... et romantique. Beauté des villages traversés, vue sur la montagne noire et les Vosges, ce fut une belle étape ; mais usante car le vent était de face (encore une fois...) avec une force non négligeable. Le profil de la montagne noire et le vent très fort m'ont fait penser au département des PO (66). On aurait dit les Albères, avec une forte Tramontane.
A l'issue, accueil par le CIRFA de Mulhouse, un des membres des "compagnons de la solidarité".
07/09 : Effectivement, ça s'est sérieusement dégradé. Des trombes d'eau la nuit, le piquet arrière de la tente qui cède et je me retrouve au petit matin les pieds dans l'eau ! je commence à avoir l'habitude...
Démontage du bivouac sous une pluie battante et me voila bien trempé. Aujourd'hui, ce devait être la route des châteaux alsaciens. Or, je me retrouve dans le brouillard, sous un déluge, à pédaler mécaniquement sans visibilité. Alors, je décide de m'écarter un peu de la frontière, afin de redescendre retrouver un peu de clarté. Gagné, le temps est touijours aussi exécrable, mais j'y vois ! Passage par Haguenau, et arrivée le soir au CIRFA de Strasbourg, où une douche bouillante m'attendait... Mummm... Puis, soirée très agréable en compagnie de l'ADJ ADAM.
06/09 : Cela fait maintenant trois jours, que je me réveille avec une température sous tente de 8°... Brrrr...
Mais le soleil est présent et c'est primordial ! Le dénivellé a été encore plus important (1200 m+), mais la beauté du paysage a compensé la dureté de l'effort. De magnifiques forêts de sapins, rappelant le Canada, peu de circulation, mais un vent d'Est froid et ... de face ! Mortel, surtout en ce qui concerne la fin d'étape (avec des pentes à 10%), où je finis au plus haut de la journée (520 m). Rencontre fortuite avec un monsieur, qui est le frère du COL KLEIN, responsable du recrutement de la RTNE, il y a moins de 2 ans. Que le monde est petit....
Je me suis empressé de lui donner une promesse de don, avant de filer installer mon bivouac car le temps semble se gâter...
05/09 : Aujourd'hui, je suis en terrain connu : la Lorraine, terre de ma belle-famille, qui est venu me rejoindre et avec qui j'ai déjeuné (merci à Sylvie et Jacqueline pour le ravitaillement) ; cette région a compté dans ma carrière puique j'y ai passé onze années entre Metz et Nancy.
J'ai cotoyé trois frontières différentes lors de cette journée : belge, luxembourgeoise et allemande. Etape très vallonnée (1100 m+), mais agrémentée de nombreuse forêts ; rupestre, sans grande ville (ouf...) avec en point d'orgue la ville de Sierk les bains et son château des Ducs de Lorraine, que je me suis empressé de visiter... 
A noter, le don spontané et désinteressé d'un habitant de Villerupt, rencontré fortuitement. En espérant q'il fasse de nombreux émules...
04/09 : Après une nouvelle nuit au chaud, je repars sous un soleil radieux (il n'est pas le seul), en compagnie du MJR BLANZIN, qui m'accompagne durant les 30 premiers kilomètres. Aujourd'hui, j'ai traversé 2 régions : Champagne/Ardennes et la Lorraine ; et 3 départements : Ardennes, Meuse et Meurthe/Moselle. Belle étape verdoyante mais... vallonnée (1000 m+). Des villes historiques parsemaient le parcours : Sedan (avec son château) qui a subi les affres des deux guerres mondiales, Montmédy et sa forteresse conçue par Charles Quint. Plus de douleur au genou, alors j'en profite pour prendre un peu d'avance (on ne sait jamais...). Bivouac dans une forêt près du château de Cons la Granville.
03/09 : Après un solide petit déjeuner, c'est reparti pour la 21ème étape. Je n'ai pas vu le temps passé. Que de paysages contemplés, de personnes rencontrés, de kilomètres parcourus ! Déjà 6 régions et 15 départements traversés...
Les premières sensations sont bonnes. J'ai toujours la pêche, et le genou semble ne plus vouloir rechigner. Il fait grand soleil, je retrouve dans les Ardennes les paysages verdoyants et boisés qui ont jalonné mes périples précédents.De petites routes, très peu de voitures... je savoure. Mon parcours longe la frontière belge, avec Signy le petit, Rocroi et Revin. Dans ces environs, j'ai fait une patie du chemin avec un cycliste... belge, une fois. L'occasion d'échanger sur les difficultés entre Wallons et Flamands, ainsi que sur les périples car lui aussi a fait St Jacques de Compostelle. Chaque année, il remonte le Danube par tronçon. Fin d'étape avec un accueil très chaleureux du 3°RG commandé par le COL MERIAU. Repas convivial et détendu avec les présidents de catégorie, et l'ADC PUTHIOT du CIRFA de Charleville. Avec à la clé, une promesse de don de 700€ ! Bravo le 3°RG !
02/09 : je passe une soirée de partage en compagnie du CNE FINET, chef du CIRFA de Lille. Le lendemain, je suis déposé à Douai, afin d'éviter les désagréments routiers d'une mégapole telle que Lille. Je remonte ensuite afin de retrouver mon tracé initial.Je décide d'adopter un rythme plus léger afin de soulager le genou. Gérer, encore gérer, je n'ai que ce mot en tête.Arrivée ensuite au CIRFA de Valenciennes où je déjeune avec une partie de l'équipe. A l'issue, petite visite de la ville, avant que le MDL LANTOINE du BSN, vienne me récupérer afin de m'héberger. Un super gars qui fût parmi les tous premiers à me contacter suite à mon appel, et à me proposer son aide. Soirée délicieuse en compagnie de son épouse Stéphanie et de ses trois petits bouts : Valentine, Morgan et Charles. Et encore mille merci à Morgan de m'avoir cédé sa petite chambre de princesse...
Le 01/09/2010 :
01/09 : Aujourd'hui, étape aménagée afin de laisser le soin aux anti inflammatoires (voie orale) de mettre à raison le genou récalcitrant. Le soleil est présent, comme la veille. Décidément la région Nord/Pas de Calais me montre son visage le plus séduisant...
Les villages aux briques rouges sont vraiment typiques, avec chacun un beffroy. Cela donne un cachet particulier à cette région. Les clichés que l'on peut avoir s'effacent à ma grande surprise. Les gens ont le contact facile, et aime partager. Ce soir, je suis acceuilli par le CIRFA de Lille.
Je viens de franchir le 2000ème kilomètre, soit un tiers environ de mon périple...
Le 31/08/2010 :
28/08 : Après avoir passé une soirée de partage avec Pierre et Stéphanie, je repars le lendemain rutilant comme un sou neuf (merci mes hôtes), et le soleil en prime ! Le moral est comme le temps : au beau fixe. Je découvre donc la côte fleurie, après avoir vu les paysages et les lieux historiques du débarquement la veille. Une beauté opulente fait suite : Cabourg, Houlgate, Deauville et Honfleur. Le pont de Normandie passé, le paysage devient conforme à la carte postale idéale de cette région : prés verdoyants, vaches et... chevaux ! Point d'orgue de cette étape, les fameuses falaises d'Etretat. Elles récompensent largement tous ces efforts. Splendide ! A l'issue, bivouac dans la forêt attenante...
Petit bémol : forte alerte sur ce fameux genou droit qui ne joue pas vraiment le jeu ; j'ai pu monter voir les falaises, plus difficilement les descendre. Mais, je vais gérer, comme d'habitude...
29/08 : Après une bonne nuit de sommeil, départ sous un ciel gris et un vent fort. Heureusement, ce dernier est favorable durant la majorité de l'étape. La vue sur l'océan (gris) est quasi constante. Peu de choses interessantes à se mettre sous la dent, les rares châteaux étant à l'écart de mon tracé. Je n'ai pas voulu rajouter des km à une étape déjà très longue (121 km). A retenir néanmoins : Fécamp, St Valéry en Caux, et tout particulièrement l'arrivée : Le Tréport, qui justifie à lui seul le déplacement ! Falaises de 100m, dominant la vieille ville et ses maisons de toutes les couleurs. Vu d'en haut' on a l'impression d'une maquette, animée par des fourmis. A voir ! Bivouac sur site afin d'apprécier plus longuement...
30/08 : Après une nuit très agitée (le vent n'a eu de cesse de tenter d'emporter ma tente), je reprends la route sous le soleil. Pas pour longtemps, comme presque chaque jour, les nuages reviennent au galop, accompagné cette fois-ci par un vent de 80 km/h... de face ! Cette étape a été très éprouvante physiquement... et moralement. 120 km de vent contraire, sous un ciel gris : une étape à oublier ! Quelques rayons de soleil, malgré tout : la baie de Somme, le cap Hornu, St Valéry/somme, Etaples (plus grand cimetière du Commonwealth), Rue et sa cité médiévale. Comme la veille, mon choix de bivouac a été judicieux : au pied du très beau château d'Hardelot. Devenu le Centre Culturel de l'Entente Cordiale. Hardelot, par ailleurs, très belle station balnéaire, rappelant Arcachon et Biscarosse (forêt de Pins).
Le genou a été mis à contribution par le vent, mais le moral est toujours très haut.
31/08 : Dès le saut du lit (euh, de la tente), un photographe du matin m'interpelle. Je fais donc la connaissance de Pierrot, artiste peintre (nom  de scène : Piro), qui venait tirer des clichés du château sous le soleil matinal. Il m'invite chez lui pour boire le café (et la mouillette...) de l'amitié. Un vrai personnage, ancien dessinateur de bateaux, ayant travaillé pour la DGA sur les remorqueurs du "Charles de Gaulle". Une rencontre spontanée, authentique, comme j'aime les vivre durant mes périples. Etape entièrement sous le soleil (qui a dit qu'il "drachait toujours" dans le Pas-de-Calais?). Journée magnifique le long de l'océan (la dernière), avec vue sur l'Angleterre à partir du Cap Blanc Nez. Vestiges du mur de l'Atlantique, paysage me rappelant le Cézalier et la Margeride dans le Massif Central. Que du bonheur !
Mais aussi, plein de rencontres, se laissant sensibiliser à la cause de nos blessés. De futurs dons en sus, je l'espère...
Seul point noir : ce fameux genou, qui a 15 km du but, s'est rappellé à mon bon souvenir avec sévérité. Une bonne nuit au CIRFA de Dunkerque, et il repartira...
Le 28/08/2010 :
le 22/08, en plus de son hospitalité, Damien décide de rouler en ma compagnie jusqu'à St Brieuc. Il m'a fait gagner un temps précieux pour traverser la ville. Il n'a pas été récompensé car il a malheureusement été victime d'une crevaison au retour, contrairement à moi, qui n'en a pas subi en près de 1000 km.Pause déjeuner à Erquy avec une très belle vue en prime. Puis passage par le célèbre Cap Frehel et visite du Fort La Latte (merci Michel). Bivouac au pied du château du Guildo (possession de Gilles de Bretagne et Françoise de Dinan). Le lendemain, découverte de la belle ville de St Malo avec son port et ses fortifications. Cette étape m'a permis enfin de longer la côte bretonne par temps assez clair. Déjeuner à la baie Duguesclin avec son chateau isolé sur son éperon rocheux. Enfin, j'engage un c.l.m contre l'orage afin d'atteindre le Mont St Michel au sec. Duel perdu à 2 kilomètres du but ! Trempé, j'effectue une visite rapide du site le plus visité de France. Puis bivouac à proximité, afin de rejoindre rapidement l'équipe du GRS/RTNO qui doit rouler le lendemain à mes côtés, avec à sa tête le CDC le Colonel DE ROQUEMAUREL. 60 km ensemble sous un franc soleil (enfin), dans une ambiance détendue et conviviale, avec suprême confort d'être désolidarisé de ma remorque. J'avais soudain une impression de légèreté... Pause déjeuner à Grandville, puis reprise de la route le ventre plein et... de nouveau lesté ! Fin d'étape plus laborieuse, sûrement la faute à cette fameuse glace caramel beurre salé.... Passage au château de Règneville/mer (Charles le mauvais), puis bivouac au pied du château de Gratot. Mercredi 26/08, journée initialement prévue pour le repos du guerrier, petite étape de 33 km avec visite du château du Pirou (XI°s). Arrivée chez ma tante et mon oncle, glorieux ancien de la 1°DFL.  Mon portable croule sous les appels : Presse écrite, télévision et CIRFA. J'accorde un entretien aux journeaux Ouest France et la Manche. Pour mon prochain tour, je mettrai un officier COM dans mes sacoches (sic). Difficile de repartir après une demi journée au chaud, à l'abri des intempéries. Après la pause déjeuner au château de Tourlaville, dominant la ville de Cherbourg, le ciel me tombe sur la tête ! Un déluge m'oblige au bout de 86 km, à monter mon bivouac en urgence dans un champ. Inutile de préciser que je patauge dans l'eau, y compris dans la tente... Malgré tout, je m'arrange pour passer une nuit correcte, et y parvient. Le lendemain 27/08, rebelote, démontage du bivouac sous une pluie battante, je suis trempé jusqu'aux os ; brrr... vivement que je pédale pour me réchauffer ! A l'issue de l'étape, accueil très sympathique du CIRFA de Caen, visite du patrimoine kaki (omaha beach), entretien presse au mémorial. Puis soirée très chaleureuse et enrichissante au sein de la famille du CNE TOURNON. Merci à son épouse Stéphanie (notamment pour l'intendance) et à ses deux enfants (Louis et Nicolas) pour leur gentillesse. Grâce à leur initiative, je repartirai demain complètement sec... " 
J'ai la frite....
Le 26/08/2010 :
Aujourd'hui, nous allons parler un peu technique, car la question m'est très souvent posée ;
Je fais ce périple avec un vélo "grande randonnée" d'un poids de 17 KG, assortie d'une remorque sous la forme d'une troisième roue (5KG), pouvant supporter deux sacs d'un poids de 15 KG chacun. S'y rajoute, une sacoche de guidon de 5 KG, et un sac à dos en moyenne à 5 KG.Soit, un poids total à tirer d'environ 40 à 45 KG, sans compter le vélo...
Alors lorsque la route monte, je vous laisse imaginer. Moi qui ne possède pas le permis SPL, je pense qu'on pourra me le décerner à l'issue du tour !
L'ADJ GOURVENNEC du CIRFA de Vannes peut en témoigner après avoir tenté de piloter "l'engin".
En ce qui concerne le bivouac, il se fait à l'instinct et en fonction des circonstances. Repérer, s'installer, se laver (vive les lingettes), manger (gamelle), rédiger ses mémoires, répondre aux sollicitations (SMS et téléphone). Puis dormir, car le maître-mot est la récupération!!! Le matin, démonter, déjeuner, préparer, le tout en 1h ; afin de débuter l'étape à 8h30 maxi...
Mais tout cela est un peu bouleversé lorsqu'il y a une rencontre avec un homo sapiens. Adaptabilité...
Le 21/08/2010 :
ce soir 21 aoùt, je me trouve à Plourhan, une petite commune à 20KM au nord de St Brieuc. Je suis hébergé par Damien et Noémie (et Baptiste, bébé adorable de 8 mois).Damien est le fils du major CARNET, ancien chef du CIRAT de la Rochelle, et réserviste au sein de cette même structure.
Alors, les nouvelles du front : pluie, pluie et... pluie.Moi, qui ne connaissait pas la Bretagne, j'ai appris deux choses : prendre plus de linges pour temps humide et froid, et secundo que ce pays n'était pas plat ! Les cuisses n'ont guère apprécié...
J'ai un peu d'avance sur mon timing, et je suis sans cesse en train d'adapter mes étapes en fonction des aléas météo et physiques. Etant mouillé quasiment en permanence, le genou droit donne des signes de faiblesse (tendinite). Mais je me soigne... et  "jamais ne renonce".
Côté rencontre avec des êtres humains, repas agréable avec le CIRFA de Quimper qui m'a sauvé temporairement du déluge. Accueil très convivial du CIRFA de Brest, où nous avons mangé au mess de nos amis marins.Sans compter les nombreuses rencontres civiles, me permettant de diffuser la bonne parole...
Côté paysage, la pointe St Mathieu vaut le détour et j'ai eu une pensée particulière pour tous ceux qui m'en avait parlé.Le reste du temps, je le passe à monter le bivouac, le démonter, et surtout pédaler, pédaler encore et toujours...
Un seul but : avancer coûte que coûte !
Le 17/08/2010 :
"déja quatre jours que je suis parti. Je n'ai guère eu le loisir de souffler vraiment (sauf pour pédaler...).
Les trois premiers jours avec des étapes très longues (130km), et une météo défavorable : pluie, vent contraire et de temps en temps du soleil !
Donc, pas le temps et l'envie de contempler le paysage.
A contrario, coté rencontre, c'est déjà très riche.
Le second jour, j'ai été hébergé par un couple adorable, Mireille et Jacques, me permettant de récupérer après le déluge. Chaleur, gentillesse et partage ont été les ingrédients de la soirée.
Ils ont d'ailleurs rempli la première promesse de don de mon tour. En espérant que beaucoup d'autres suivront leur exemple...
Aujourd'hui, journée magnifique : accompagné par une équipe du 3°RIMA, du GRS RTNO et du CIRFA de Vannes, le tout sous un soleil qui a daigné se montrer enfin !!!
Après une réception sympathique du CIRFA de Lorient, le soir venu, l'hospitalité m'a été offerte par Stéphane, ancien chef du bureau Marine de la Rochelle, qui m'a fait l'agréable surprise de venir rouler avec nous. Un grand merci à son épouse Valérie pour la simplicité de son accueuil et sa visite guidée de la presqu'île de Quibéron."
Départ la Rochelle

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